Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Avril 2017
DimLunMarMerJeuVenSam
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

Calendrier Calendrier


Guillaume Couillard de Lespinay, premier Canadien anobli

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Guillaume Couillard de Lespinay, premier Canadien anobli

Message  Eric Dumoulin le Jeu 02 Sep 2010, 3:46 pm



COUILLARD DE LESPINAY, GUILLAUME, charpentier, matelot et calfat, originaire de Saint-Malo ou de la paroisse de Saint-Landry de Paris, né vers 1591, fils de Guillaume Couillard et d’Élisabeth de Vesins, décédé à Québec en 1663.

Guillaume Couillard de Lespinay épousa à Québec, le 26 août 1621, Guillemette, fille de Louis Hébert. Il en eut dix enfants, dont la nombreuse descendance le fait figurer dans la généalogie de presque toutes les vieilles familles canadiennes-françaises.

Il était venu au Canada vers 1613, selon Champlain, qui, en 1628, parle de lui avec éloges. Couillard fut un des premiers habitants établis à demeure dans la colonie. Louis Hébert, le premier cultivateur, n’arriva à Québec qu’en 1617. Après sa mort, en 1627, Couillard le releva dans la culture de ses terres, ayant hérité, par sa femme, de la moitié du patrimoine. D’ailleurs, la même année 1627, Champlain accordait encore à Couillard, à titre personnel, « cent arpents de terre pour déserter et ensemencer » aux abords de la rivière Saint-Charles. Ce colon avait près de 20 arpents en culture dès 1632 et un moulin à farine en 1639. Cette même année, le 8 juillet, Huault de Montmagny le nomma « commis pour la visite des terres ensemencées et victuailles des habitants » de Québec. Il avait été le premier à utiliser la charrue, au printemps de 1628. En 1643, il fabriquait de la chaux pour la Compagnie des Cent-Associés.

En fin de juin 1628, alarmé par l’approche des Anglais et la menace d’une famine à Québec, Champlain voulut envoyer quelqu’un à Tadoussac pour radouber et ramener une barque, en vue d’évacuer vers Gaspé les bouches superflues. Couillard, qui était le seul homme en mesure de faire ces opérations, s’y refusa obstinément, contrairement à ses habitudes de serviabilité. Redoutant que les sauvages ne l’assomment, « il craignoit sa peau, & ne vouloit abandonner sa femme, pour la conserver ».

À la prise de Québec, en 1629, la famille de Guillaume Couillard fut une des rares familles-qui consentirent à demeurer avec les occupants et Champlain lui confia deux jeunes sauvagesses, Charité et Espérance, qu’il avait adoptées. Après le retour des Français, en 1632, Couillard continua à se dévouer pour la colonie et à jouir de l’estime générale ; il participa à la défense contre les Iroquois, dirigea fréquemment des barques entre Québec et Tadoussac, devint marguillier de la paroisse, après avoir donné une partie de son terrain pour la reconstruction de l’église. Ne sachant pas écrire, il signait d’un petit dessin fort original, qu’on retrouve sur plusieurs documents d’archives.

Sous l’administration du gouverneur Jean de Lauson, il fut anobli par le roi, au mois de décembre 1654, « en faveur des services rendus au païs du Canada ».

« Par ces présentes signées de nostre main annoblissons & décorons du titre & qualité de noblesse le dit Guillaume Couillard, ensemble sa femme & enfants, postérité & lignées tant masle que femelles néz et à naistre en loyal mariage, voulons & nous plaist qu'en tous actes tant en jugement qu'en dehors ils soient leurs censez & réputée nobles & portent la qualité d'écuyers*... »

Ces lettres de noblesse furent les premières accordées à un sujet de la Nouvelle-France. Guillaume Couillard fût donc le premier Canadien anobli. Il prit alors les armoiries suivantes: "D'azur, à la colombe au vol étendu et versé d'or tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople".

Guillaume Couillard mourut en sa maison, le 4 mars 1663, et fut inhumé dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu, en reconnaissance de donations faites par lui à cette institution. Trois ans après, sa veuve vendait sa maison et une bonne partie de son terrain à Mgr de Laval pour l’établissement du séminaire de Québec. L’emplacement de la maison est aujourd’hui marqué d’un cairn, dans une cour intérieure du séminaire, et Guillaume Couillard a sa statue, oeuvre du sculpteur Alfred Laliberté, près de celle de Louis Hébert, dans le parc Montmorency à Québec.

Tout comme son père en 1654, Louis Couillard, sur la recommandation de Talon, reçut en 1668 des lettres de noblesse. Ces lettres, bien que non encore enregistrées en 1669, quand Louis XIV abolit les titres de noblesse non enregistrés, n’en gardèrent pas moins toute leur valeur pour Couillard et ses descendants, à qui personne ne contesta les quartiers de noblesse. Le 30 juin 1692, le Conseil souverain en ordonnait même l’inscription aux registres de ce tribunal.

*En France, en Espagne, en Belgique et au Royaume-Uni, titre que portaient les simples gentilshommes. Tous les nobles faisaient suivre leur nom de ce titre. Progressivement, le titre d'écuyer a été attribué à tous les nobles qui ne portaient pas de titre honorable (chevalier, baron, vicomte, comte, marquis ou duc). C'est donc, aujourd'hui, le titre de noblesse de ceux qui n'en ont pas un autre. Le titre honorifique n'étant hérité que par l'aîné ; les autres sont nobles sans titre : ils sont écuyer jusqu'à ce qu'il leur en soit octroyé un plus honorable.

ASQ, Documents Faribault, 20,— Champlain, Œuvres (Laverdière), passim,— JJ (Laverdière et Casgrain), passim,— JR (Thwaites), passim,— Couillard-Després, La Première Famille française au Canada.

© 2000 University of Toronto/Université Laval

Pour en savoir un peu plus, visitez le blog de La noblesse québécoise en cliquant sur ce lien : www.noblesse.radioactif.tv.



Les lettres de noblesse de Guillaume Couillard ne se trouvant pas, voici les lettres de noblesse décernées par le roi de France à son fils, Louis Couillard. Tout comme son père en 1654, Louis Couillard, sur la recommandation de Talon, reçut en 1668 des lettres de noblesse. Ces lettres, bien que non encore enregistrées en 1669, quand Louis XIV abolit les titres de noblesse non enregistrés, n'en gardèrent pas moins toute leur valeur pour Couillard et ses descendants, à qui personne ne contesta les quartiers de noblesse. Le 30 juin 1692, le Conseil souverain en ordonnait même l'inscription aux registres de ce tribunal. Ces lettres sont conservées à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Vous pourrez consulter ce document en cliquant sur le lien suivant : http://pistard.banq.qc.ca/unite_chercheurs/description_fonds?p_anqsid=20100902143425394&p_classe=P&p_fonds=1000&p_centre=03Q&p_numunide=3864.
avatar
Eric Dumoulin
J'aime poster sur le forum

Localisation : Montréal

http://www.noblesse.radioactif.tv

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum