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Évolution du nom de famille à donner à nos enfants

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Évolution du nom de famille à donner à nos enfants

Message  Tournesol le Sam 27 Nov 2010, 5:37 am

Bonjour,
Article très intéressant :
http://www.ledevoir.com/societe/127337/retour-a-la-tradition consulté 2010-11-26
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Tournesol
Je suis accro au forum


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Ma réflexion sur les prénoms et noms au Québec

Message  Dannie le Sam 27 Nov 2010, 4:11 pm

Rebonjour,
Je réfléchis aux prénoms et noms depuis plusieurs années. J'en suis venue à conclure ceci :

Dans la colonie
Rien de nouveau sous le soleil ! Quand on est généalogiste, on s'aperçoit que les noms de famille des individus dans la colonie étaient souvent composés, quelquefois en triple même, ne serait-ce que par les surnoms "dit" ou les "sieur de". Et que dire des prénoms des femmes : Anne Jeanne, Marie Françoise, etc. En plus, c'était tout à fait désordonné : telle fois, telle prénom, telle autre fois, tel nom de famille, etc. C'était la totale !

Plus on est haut coté dans la société, plus on a de prénoms et de noms
Traditionnellement, ici et en Europe, plus les gens étaient haut cotés dans la société, plus ils avaient de prénoms et de noms dans leur identité. Ex. mon ancêtre Jean Amador Godefroy sieur de St-Paul et sieur de Tonnerre. Les pauvres étaient-ils plus chanceux ? Ils n'avaient souvent qu'un prénom avant que les noms de famille ne soient imposés.

Obligation de choisir entre deux noms de famille à la fin du 19e siècle au Québec
À la fin du 19e siècle, l'état canadien a légiféré (ou l'Église ?) pour imposer aux familles de choisir entre le nom ou le dit. ex. ma grand-mère Petit dit St-Michel est devenue St-Michel tout court. Elle ne l'a jamais digéré et en a parlé toute sa vie. Elle disait à ses enfants : "on est des Petit dit St-Michel dans ma famille pas des St-Michel tout court !" Dans son acte de baptême en 1885, elle est une Petit dit St-Michel. Dans son acte de mariage en 1913, le curé a refusé d'écrire Petit dit St-Michel. Il a écrit St-Michel tout court. Pour elle, le nom Petit dit St-Michel avait une valeur identitaire très forte. Elle se foutait d'avoir à écrire ça au long. C'était son nom et elle l'aimait.

Obligation de porter les prénoms Marie et Joseph + ceux du parrain ou de la marraine
Quant aux prénoms, l'Église obligeait ceux de Marie et de Joseph. Ce n'est plus le cas car l'acte de naissance au Québec est maintenant un acte CIVIL et non religieux. Les noms du parrain ou de la marraine ne sont plus nécessaires non plus dans l'acte civil qui n'est pas religieux.

Les Espagnols et Portugais
J'aime bien la coutume ancestrale des Espagnols et Portugais. Dans l'acte de naissance officiel :

prénoms + nom du père, de la mère et de la grand-mère paternelle
Ex. Françoise Lachapelle (père) y Langevin (mère) y Tremblay (grand-mère paternelle).

À chaque nouvelle génération, les deux derniers noms disparaissent.

L'enfant de Françoise s'appellerait Michel Labonté (nom du père) y Lachapelle (nom de la mère) y Paradis (nom de la grand-mère paternelle). Les noms Langevin et Tremblay disparaîtraient.

En t k, ça ressemble à ça. C'est toujours la même logique. Du bonbon pour les généalogistes recherchistes !

Sauf qu'ils ne portent pas ces trois patronymes dans la vie courante, contrairement au Québec où on doit les porter sur tous nos papiers et quotidiennement. Ils ne portent que le nom du père dans la vie courante. C'est une façon pour eux d'identifier généalogiquement les individus. J'aime leur coutume (et loi ?).

Ce que Québec aurait dû faire
Je pense que le Québec aurait dû permettre le nom composé sur l'acte de naissance, mais laisser les gens libres de porter les deux noms ou non dans la vie courante. Il aurait dû légiférer également sur l'ordre des noms : nom de la mère en premier, nom du père en second.

Les Canadiens-anglais et les Américains
Pour Pierre Elliot Trudeau, personne n'a jamais remis en cause ses noms et prénoms. Il se nommait ainsi lui-même et les journalistes aussi. Même chose pour John Fitzerald Kennedy. D'ailleurs, les Américains le font encore. De plus, ils mettent même souvent dans leur signature : Peter L. Maxwell, Mark J. Spencer, etc. La lettre abrégée peut signifier un prénom ou un nom de famille.

Assouplissement du Directeur de l'état civil au Québec
Le Directeur de l'état civil s'est assoupli. J'aime bien. Maintenant, on peut mettre le nom de famille de la mère dans les PRÉNOMS (avant on ne pouvait pas). Ce qui fait qu'on n'est pas obligé de porter les deux noms quotidiennement, mais que le nom de la mère ne se perd pas. De plus, l'enfant peut ainsi ajouter le nom de la mère au nom de son père plus tard s'il le désire.
Quand on met un trait d'union, on est "pogné" avec pour la vie.

En tant que femme et mère
Au 20e et 21e siècle, en tant que femme et surtout mère, je trouve important que le nom de la mère soit dans l'acte de naissance de mon enfant, comme l'un des deux noms, ou comme prénom, au choix. Et pour le généalogiste, c'est du bonbon.

Choix à l'âge adulte
Finalement, je dirais que c'est la personne qui porte le nom qui devrait choisir à l'âge adulte de le porter au complet ou en raccourci, selon comment elle se sent bien. Même chose pour le prénom, mais ça c'est déjà dans les moeurs.

Prénom composé et nom composé
Effectivement, quand l'enfant a un nom composé, c'est long pour l'enfant. À ce moment-là, les parents pourraient envisager de ne pas ajouter un prénom composé. Ils pourraient mettre les prénoms qu'ils désirent dans l'acte, mais sans trait d'union, ex. Marie Audrey : l'enfant pourrait être appelé (et s'appeler lui-même) dans la vie courante et sur ses papiers : Marie, Audrey ou Marie Audrey. Quand on met un trait d'union, on est "pogné" avec pour la vie.

Un auteur d'article méprisant
Pour terminer, je trouve l'auteur de l'article méprisant de dire "noms à penture" (de mémoire, je pense qu'il le répète plus qu'une fois. mais même une fois c'est trop). C'est son opinion à lui, il n'a pas à me l'imposer dans la lecture d'un article fait par un journaliste (supposément neutre) sur l'évolution des noms de famille. Être mère et vouloir que son enfant porte notre nom en plus de celui du père est une valeur sociale et personnelle tout à fait légitime en ce 21e siècle pour une femme qui devient mère.

Quand la femme devait porter le prénom ET le nom de son mari
Il n'est pas si lointain le temps où la femme qui désirait garder son nom de naissance une fois mariée ne pouvait pas, avant que la loi ne le lui permette à la fin du ... 20e siècle !

Pire encore, ma mère signait mes bulletins scolaires du PRÉNOM et du nom de son mari dans les années 1960 ! Mme + prénom de mon père + nom de mon père. Elle a été l'une des premières à ajouter son nom de naissance à son nom de femme mariée quand la Loi l'a permis à la fin du 20e siècle. Si elle avait des enfants auj., je suis certaine qu'ils porteraient les deux noms (avec ou sans trait d'union ?) Faut croire que je tiens de ma mère et de ma grand-mère née en ... 1885 !

Nom des individus dans une base de données généalogique
Et en tant que généalogiste, je m'assure dans la mesure du possible de bien transcrire le nom de la personne sur laquelle je fais des recherches, selon le nombre de caractères que j'ai à ma disposition dans une banque de données.

Bon samedi sous la neige !
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Dannie
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